Mar 10

Rando-trail à Table Mountain et Signal Hill

Auteur Catégorie Afrique du Sud

En arrivant à Cape Town, mon projet de réaliser la montée en courant de Table Mountain se confirme par l’excellent climat prévu durant notre halte.
Le dimanche, je prépare soigneusement les affaires car les camarades d’épopée ont dû annuler pour des raisons diverses et variées. Il faut donc prévoir, en plus de l’itinéraire, les éléments de base à la sécurité comme la couverture de survie, pansements et protection contre les différents climats qui pourraient changer (pluie, temps frais une fois en haut…)

Lundi 10 mars : mon départ du waterfront a lieu tranquillement à 7h30.
Il s’agira de suivre la route qui mène au téléphérique. C’est le plus simple même si ce n’est pas agréable de courir sur le trottoir d’une 4 voies. Passé quelques intersections je me retrouve à courir à côté des cars de touristes qui se rendent au téléphérique. Avec les feux de signalisation, nous avons le même rythme de progression.
Je garde des réserves car la montée que je ne connais pas s’annonce rude vue d’en bas 😉 je suis au téléphérique en 47 minutes. Pas de bobo, une réserve d’eau confortable : ingrédients pour la réussite 🙂
Il y a un sentier qui part du bas du téléphérique et qui longe le câble. J’hésite à l’emprunter et vais demander à une boutique de souvenirs si ce sentier est le mieux pour y monter ou s’il y en a un autre plus agréable.
La vendeuse me conseille le sentier de « Platter Klip » : « dans environ 200 mètres, il y a le sentier après un virage qui commence sur la droite ».

En cherchant ce sentier et en stoppant un autre jogger, j’apprends que c’est plus que 200 mètres que je devrais parcourir 😉
Ce coureur m’a fait sourire car en apprenant que j’étais français il me demandait si j’avais assez d’eau pour monter Table Mountain. Lui venait de parcourir les sentiers du Devil’s Peak (montagne voisine sur la gauche quand on regarde de la mer) sans rien, pas de sac, pas de bouteille, tee-shirt trempé…
Avec ses explications, j’arrive au début de la montée par le sentier « Platter Klip » à 8h20.
De nombreuses voitures promettent un sentier fréquenté. Le premier groupe que je dépasse n’a pas l’air très équipé pour faire une marche en montagne, certains sont en sandales, peu d’eau et pas tous ont une protection de la tête contre le soleil.

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Le début du sentier est agréable avec de la végétation. Mais après environ 20 minutes de monter le décor change et devient uniquement roche et gros cailloux. Assez peu de monde malgré tout sur le sentier.
En gardant un rythme régulier sans forcément être dans le rouge, la montée est agréable. La vue est magnifique sur la ville qui se lève ! Pas de nuage qui obstrue la vue.

L’arrivée se pointe devant, en haut du sentier… Mais les derniers lacets sont les uns sur les autres. Je n’ai plus l’impression d’avancer alors que la distance augmente ! L’arrivée est toujours aussi haute…

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Après avoir dépassé les dernières personnes de la montée, on se rassure en anglais en se disant que l’arrivée est proche.
Il est 9h30 quand j’arrive en haut de Table Mountain, entre table Mountain et devil peak.
Le chemin parcouru est magnifique. Le moment a été agréable !

Il est temps maintenant de rejoindre le haut du téléphérique, à l’horizontal sur la droite quand on vient du port.
L’eau fraîche de la boutique permet de faire un appoint du sac avec poche d’eau.
Je n’avais pas pris beaucoup d’alimentation sur la route et le muffin fait du bien là où il passe 😉

Après quelques photos du paysage déjà découvert en 2013, et un peu de marche en guise de repos, je reprends la route de la descente.
Je décide de prendre le même début de sentier qu’à l’aller car les autres sentiers font faire le tour de Table Mountain. Je ne connais pas assez, je suis seul, je ne veux pas prendre de risque même si ce n’est pas l’envie qui manque 😉

Le départ est donné à 10h30 du haut du Sentier. Je croise quelques personnes que j’avais dépassées sur le début de ma montée. Ils ont l’air épuisé. Je n’ai pas vu ceux qui étaient en sandales, ils ont du faire demi tour pour prendre le téléphérique.

Le soleil est maintenant haut et il fait chaud. La crème solaire et boire vont être importants sur la descente.
Toutes les personnes que je croise me demandent le temps qu’il reste dans les derniers lacets que j’avais trouvé légèrement interminables… Que vont-ils en penser ?

Une personne assez âgée souffre… Elle enlève son tee-shirt avec les personnes de son groupe. Aucun des 6 n’a de sac à dos, juste des petites bouteilles d’eau. Je propose mon eau mais ils remercient et refusent. Avec mes 20 minutes de descente, ils devront compter sur plus d’une heure à leur rythme, à mon avis, pour atteindre le sommet.
Je continue la descente.

Les personnes sont nombreuses sur la montée. Je me demande si cela vient de mon idée ou d’un manque de sérieux des randonneurs mais seuls 2 depuis le début sont équipés de manière à monter sereinement, les autres n’ont pas de casquette, de sac à dos ou de chaussures adaptées.

J’arrive au croisement des sentiers avec devil peak en 30 minutes. Au même moment arrive un groupe qui semble chercher son chemin pour atteindre le sommet.
Nous échangeons quelques mots et chacun repart de son côté.

Quelques minutes plus tard, une autre intersection qui permet de choisir la descente soit par le sentier par lequel je suis passé à la montée, soit par le sentier qui mène à la « lower station », station du bas du téléphérique. La vue est superbe sur la droite vers la ville qui se découvre de derrière la montagne.

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Sur cette portion de sentier relativement plate, je croise mon couple le plus surprenant. Vêtus d' »habits du dimanche », ils sont surpris quand je leur dis qu’il leur reste plus d’une heure de montée pour arriver en haut de Table Mountain. Ils sont transpirants, sans sac à dos, pas d’eau non plus !! Je les invite même à faire demi tour et à prendre le téléphérique pour mieux apprécier la vue d’en haut plutôt que d’être épuisé avant même le sommet.
Ils suivent mon conseil et rebroussent chemin jusqu’à la station.

La dernière portion est verticale sous le câble du téléphérique. Elle est constituée de marchés agréables à descendre.

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J’arrive en 56 minutes à la station funiculaire.
Il fait beau.
L’heure du repas approche mais la file d’attente pour le restaurant du bas du téléphérique est très longue !
J’ai ce qu’il faut dans le sac.
Je poursuis la descente vers la prochaine étape de la course à pied : Signal Hill.

Un peu de repos et de marche pour rejoindre le début de la montée. Il est 11h45, il commence à faire chaud.

La route n’est pas très agréable. Les sentiers pour y monter sont inexistants, il faut donc suivre la route, empruntée par de nombreuses voitures et camionnettes.
En effet, le passage de nombreux véhicules est lié au spot de parapente qui y siège au sommet.
Il s’agit l’un des deux seuls intérêts de cette colline.
L’autre étant la vue que l’on a sur la ville, les plages et l’arrière pays dont Table Mountain.

Quelques kilomètres d’une montée lassante et je me retrouve en haut. Les gens sont agglutinés sur la plate forme pour s’élancer en parapente.

Une vendeur itinérant propose à l’arrière de sa camionnette des glaces et des boissons fraîches.
Elles ne sont pas plus chères que dans un supermarché.
C’est là une grande différence très appréciable par rapport à la Reunion ou la métropole où les prix sont gonflés proportionnellement à la fréquentation touristique.

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Il est 12h40 quand je repars tranquillement de Signal Hill.
Il s’agit pour moi de rentrer maintenant au waterfront.

Cette course à pied d’une trentaine de kilomètres se termine à 13h30. Il fait toujours aussi beau. Cela a été une belle journée pour de belles découvertes.

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